Fenetres ouvertes sur Sao Luis!

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Brésil - Belem
de K et G, le 13-03-2007

Fenetres ouvertes sur Sao Luis!

Fenetres ouvertes sur Sao Luis.

Nous avons donc poursuivi notre route en direction de Sao Luis. Difficile de dormir dans le bus malgre la nuit blanche precedente: mal au dos pour Guillaume, aux jambes pour Kindie. Nous finissons par arriver, a 5h du matin. Mais il faut enchainer avec un autre bus pour rejoindre le centre historique de la ville. La, nous marchons longtemps pour trouver l'"albergue juventude" (auberge de jeunesse). Nous posons nos bagages et partons a la recherche d'un "cafe da manha" (petit dejeuner). Pas evident de trouver un commerce, un restaurant, un cafe,... quelque chose d'ouvert un dimanche! Dans le petit marche, les crevettes attendent d'etre achetees dans d'enormes paniers; un jeune-homme nous propose de gouter la pate de noix de cajou et celle de canne a sucre, produits locaux que nous avons donc pu apprecier. Une dame vend des bolos (gateaux) au manioc ou au ble, un peu vieux mais ca fera l'affaire. Un petit cafeizinho pour accompagner tout ca et c'est parti pour un petit tour au petit jour dans les rues desertes de Sao Luis.
Nous tombons immediatement sous le charme des facades colorees et souvent recouvertes de leurs "azulejos", carreaux de faience vernisses, souvent d'un beau bleu, qui etaient d'abord fabriques au Portugal. Non seulement c'est beau mais en plus c'est pratique! En effet, cela protege de la chaleur et de l'humidite. Les rues pavees nous rappellent Salvador, meme si Salvador restera Salvador... La magnifique architecture de Sao Luis en fait une ville classee au patrimoine de l'UNESCO. Cette capitale du reggae au Bresil symbolise le romantisme aux yeux des bresiliens. Ce sont les Francais qui fonderent cette ville en 1612. Ils s'allierent aux Indiens Tupinamba, ennemis des Portugais. Mais ils ne resisterent aux Portugais que jusqu'en 1614. Par la suite, le dur labeur des esclaves africains et des travailleurs indiens fit prosperer les plantations de Sao Luis malgre la pauvrete des sols. C'est donc dans une ville ou les francais sont particulirement apprecies que nous nous promenions joyeusement en ce dimanche ensoleille du mois de mars.
Nous avons visite la casa do Maranhao ou sont exposes les costumes qui servent a la fete la plus celebre de Sao Luis, qui a lieu de la mi-juin a la mi-aout : la Bumba meu boi. Cette fete folklorique aux consonnances indiennes, africaines et portugaises, mele musique, danse et theatre. Voici les grandes lignes de l'histoire (qui connait plusieurs versions) de la Bumba meu boi: Catrina, filleule du fermier local, est enceinte et veut manger la langue du meilleur boi (boeuf) de la ferme. Elle demande a son mari, Chico, de tuer l'animal. Une fois le cadravre du boi decouvert, plusieurs personnages (carricatures issues de toutes les classes sociales) menent l'enquete et finissent par demasquer le coupable. Grace a des incantations magiques, le boeuf revient a la vie, ce qui entraine le pardon de Chico. L'histoire se termine sur les joyeuses retrouvailles de Catrina et Chico.
Nous avons du interrompre notre visite de la ville car les pieds et les jambes de Miss Catastrophe lui ont clairement exprime leur besoin de repos. Le soir, nous sommes alles, sous une averse passagere, manger notre "jantar" (diner), dans la rue. Nous tombions alors "par hasard" sur un cinema populaire: a l'honneur, une comedie francaise: Asterix et Obelix, mission Cleopatre. Nous achetons plein de pop corn (pas sucres mais sales, ici) et c'est parti pour une agreable surprise: le film est en francais et sous titre en portugais et une bonne partie de rigolade.
Un bon dodo et Miss Bibindom a commence a degonfler. Nous pouvons donc poursuivre la visite de Sao Luis. Apres le "almoco" (dejeuner), nous decouvrons un restaurant francais. Dommage que nous ne l'ayons pas vu avant! Nous allons visiter le Museu do Negro dans l'edifice ou se tenait autrefois le marche aux esclaves, en provenance d'Afrique. On peut y voir des objets evoquant le quotidien et la culture de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants esclaves.
Nous allons ensuite a la rodoviaria (station de bus) a l'autre bout de la ville, pour acheter nos billets pour Belem: depart ce soir 20h, pensant faire la newsletter dans le cyber de la station. Par malchance, il est ferme! Nous laissons nos bagages a la consigne et demi-tour jusqu'au centre historique (2h de bus a cette heure). Oui, c'est a ce point la que nous aimons partager nos aventures avec vous! Mais nous n'avons pas pu accomplir la mission newsletter, faute de temps...
Apres une nuit de bus (803km en 12h), nous sommes arrives a Belem, ou nous frappons a la porte de l' Amazonie. Nous avons achete nos 2 hamacs pour la croisiere sur l'Amazone (oui, il y a la possibilite d'apporter son hamac et dormir sur le pont du bateau, c'est un peu moins cher et tellement plus sympatique) et prevu de commencer notre traitement contre le palludisme tres bientot. Puis nous sommes venus vous donner des nouvelles.

A bientot pour l'aventure, la vraie!!!

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